Mois : novembre 2018

Naisse que un club

Le Futbol Club de Barcelone a vu le jour le 29 novembre 1899 par un groupe de jeunes étrangers et de catalans réunis au Gimnàs Solé dans le but de promouvoir la pratique du football. L’idée provenait de Joan Gamper qui publia le 22 octobre 1899 une annonce dans un journal afin de créer une équipe. Celui-ci passa 25 ans au club endossant le rôle de joueur, d’entraineur et de président en incluant le régime démocratique qui permit à chaque associé d’avoir son opinion et le rapprochement envers la cause Catalane en 1908.

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Joueurs défilant dans les rues de Barcelone en 1912.

La légende du Barça se façonna au fil du temps. Le club disputa ses tout premiers matchs à la fin de l’année 1900 en participant à la coupe Macaya (du nom d’Alfons Macaya, le président de l’Hispania AC), une compétition régionale réunissant les équipes catalane qui fut remportée en 1902. Celle-ci disparu un an plus tard, suite à la création du championnat de Catalogne, dont l’équipe emporta celui de la saison 1904-1905. Cinq ans plus tard, les blaugranas remportèrent leur première coupe du Roi (la coupe d’Espagne), coïncidant avec une période ou de 1910 à 1913, trois coupes d’Espagne et quatre coupes des Pyrénées (1) garnirent l’armoire à trophée du club.

Avant l’apparition de la Liga en 1928 qui réunira toutes les équipes espagnoles en un seul championnat et qui verra le FCB gagner la première édition, le championnat catalan fut remportera de nouveau à quatorze reprises.

Les années suivantes furent très compliquées pour le club, tant au niveau sportif que politique. En cause, l’instauration de la seconde République en 1931 qui n’épargnera pas le club de nombreuses difficultés sociales et financières suite à sa proximité avec la cause catalane.

En 1936, le président Josep Sunyol qui était également un indépendantiste catalan issu d’un parti politique de gauche fut reconnu et assassiné par les troupes franquistes, alors qu’il se trouvait à bord de sa voiture, après un trajet jusqu’à Madrid dans le but de transmettre des messages au gouvernement Républicain. Cette même année, la guerre civile éclata en Espagne et le championnat fut suspendu. Un championnat non-officiel nommé ligue méditerranéenne vit le jour le temps d’une saison et sera remporté par les barcelonais.

L’année suivante, le club fit une tournée sur le continent américain afin de récolter des fonds, permettant ainsi à des joueurs de demander l’asile politique. Dès la fin du conflit en 1939 et la victoire de la deuxième République, le foot pu reprendre ses droits du fait de la non-participation de l’Espagne au second conflit mondial. La mise en place d’un régime fort attaché à l’Espagne contraignit le club à devoir changer son logo ou figurait le drapeau catalan et son nom à consonance britannique, qui devenait « Club Futbol Barcelona ».

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Le XI de la saison 1951-1952 : Ramallets, Seguer, Biosca, Segarra, Gonzalvo III, Basora, César, Kubala, Moreno, Villa et Manchón.

Le club dut repartir de rien, après la destruction de son siège. Les joueurs redressèrent rapidement la pente avec l’obtention de la coupe du roi en 1942, trois titres de champion d’Espagne en 1945, 1948 et 1949 mettant fin à une disette de dix-huit ans et une première compétition européenne en 1949 avec l’attribution de la coupe Latine face au Sporting Portugal (2-1). Le CF Barcelone renoua avec son passé et les années 50 allaient dans ce sens avec l’incroyable saison 1951-1952 où l’équipe remporta tout les trophées possibles, la livraison du Camp Nou en 1957 correspondant aux attentes des très nombreux passionnés du club et de nombreux titres sur le plan national.

Cependant, la décennie suivante fut plus délicate en raison des nombreux départs de cette génération dorée et de l’avancement en âge de ces mêmes joueurs ne pouvant être remplacés par des joueurs du même niveau à cause du coût engendré par le stade. D’autant plus qu’un nouveau drame toucha le club en 1968 après le décès du défenseur uruguayen Julio Cesar Benitez, la veille d’un match face au Real Madrid, victime d’une intoxication alimentaire. Seule une coupe d’Europe des villes de foire en 1966 et une coupe du Roi en 1968 complétèrent le palmarès du club.

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Johan Cruyff marquant un de ces buts légendaire face à l’Atlético Madrid en 1973.

Les années 70 marquèrent le retour au premier plan du FCB avec l’affaiblissement du pouvoir de Franco. Ainsi le club put récupérer son nom initial en 1973 et procéder à l’acquisition de joueurs étrangers, permettant à Johan Cruyff de rejoindre la Catalogne et d’éblouir l’équipe de son talent avec la reconquête du titre de champion d’Espagne après quatorze années. Suite au décès de Franco en 1975, la politique espagnole vit une profonde restructuration avec la mise en place de la transition démocratique et l’instauration de la Monarchie constitutionnelle. Cela permit au club de retrouver son identité catalane.

L’équipe commençait à se faire un nom sur la scène européenne en remportant son premier grand trophée européen en 1979,  avec la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe face au Fortuna Düsseldorf (4-3) et un deuxième sacre trois années plus tard face au Standard de Liège. Malgré l’arrivée de la pépite argentine Diego Maradona en 1982 ponctué par une nouvelle coupe d’Espagne et un titre de champion en 1985, le Barça connu de nombreuses saisons irrégulières durant cette décennie.

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Coup-franc de Ronald Koeman offrant la coupe d’Europe des clubs champions en 1992.

1988 marquait le grand retour de l’hollandais volant, cette fois-ci en tant qu’entraineur. S’inspirant de son ancien entraineur et compatriote Rinus Michels, celui-ci instaura la philosophie du football total (2). La mise en place de ce système de jeu vit le club réaliser une des périodes les plus glorieuses de son histoire avec une nouvelle obtention de la coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1989 face à la Sampdoria, quatre titres de champions d’Espagne consécutif entre 1990 et 1994 et en point d’orgue la première coupe d’Europe des clubs champions en 1992 (3) remportée de nouveau face à la Sampdoria sur la plus petite des marges.

Après le départ de Johan Cruyff en 1996, les blaugranas gagnèrent à nouveau la coupe du Roi et la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe sous la houlette de l’anglais Bobby Robson. Le néerlandais Louis Van Gaal prit le relais la saison suivante réalisant le doublé coupe-championnat (une première depuis 1959) et un second titre consécutif.

Le club connu un petit coup de mou avec cinq saisons vierge de titre entre 1999 et 2004. Avec l’arrivée à la présidence de Joan Laporta en 2003, le club subit une révolution en interne avec de nouveaux dirigeants et de nouvelles ambitions sportives. Cela allait se ponctuer par deux titres de champions consécutifs à partir de 2004 et une deuxième victoire en ligue des champions face à Arsenal en 2006.

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Andrès Iniesta offrant la qualification en finale de la ligue des champions 2008-2009, après avoir égalisé dans le temps additionnel à Chelsea.

Les blaugranas rechutèrent brièvement après deux saisons sans titres –excepté une supercoupe d’Espagne. Le début de saison 2008-2009 vit le retour d’un enfant du pays et ancienne gloire du club s’installer sur le banc avec l’intronisation de Pep Giardiola. A l’instar de son talentueux prédécesseur au destin similaire, il instaura lui-même une nouvelle philosophie de jeu adepte du jeu en passe courte et offensive. Sa première saison fut extraordinaire. Les hommes de Pep Guardiola remportèrent tous les titres possibles : Liga, coupe d’Espagne, ligue des champions, Supercoupe d’Espagne, Supercoupe UEFA et la coupe du monde des clubs.

Après avoir réussi la performance incroyable de 14 titres remportés sur 19 possibles et avoir fait révéler le potentiel des joueurs issus de la Masia (centre de formation du club), tel que Lionel Messi, Xavi et Andrès Iniesta qui réussirent à figurer sur le podium des nommés au ballon d’or en 2010 (fait inédit pour une équipe), il quitta le club à la fin de la saison 2011-2012.

Depuis son départ et de nombreux entraineurs ayant prit le flambeau, le Barça figure toujours parmi les géants d’Espagne et européens avec quatre nouveaux titres de champion, quatre coupes d’Espagne remportées depuis 2014 (série en cours), une ligue des champions et une coupe du Monde des clubs.

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Pep Guardiola porté en triomphe par ses joueurs et membre de son staff. 

(1) Première compétition internationale jouée par le club opposant les équipes limitrophes des régions de Catalogne, du Pays basque, du Languedoc, des Midi-Pyrénées et de l’Aquitaine.

(2) Tactique prônant une réelle cohésion d’équipe, lors des phases défensives ou offensives.

(3) La prochaine édition s’intitulait « ligue des champions ».

Pour plus d’informations :
Les autres fondateurs du FC Barcelone furent : les Suisses Otto Kunzle et Walter Wild, les Anglais John et William Parsons, l’Allemand Otto Maier et les Catalans Lluís d’Ossó, Bartomeu Terrades, Enrique Ducay, Pere Cabot, Carles Pujol et Josep Llobet.
Le logo actuel du club fut mis en place depuis 1910 et il est le symbole des armoiries de la ville.
Selon plusieurs rumeurs, l’origine des célèbres couleurs du club proviendrait de l’équipe de rugby de l’école anglaise « Merchant Taylors » où des britanniques faisant parti de l’effectif y avaient étudié durant leur jeunesse.
Luis Suarez enchantait déjà les supporters du Barça dans les années 50 et Manuel Valls composait l’hymne du club à l’occasion du 75ème anniversaire du club. Le premier nommé est un grand attaquant espagnol né en 1935, de son patronyme complet Luis Suárez Miramonte, alors que le second était un compositeur espagnol né en 1920 de son nom complet Manuel Valls i Gorina.
Lors de l’année du centenaire du club en 1999, les quatre sections professionnelles de football, basketball, handball et hockey remportaient chacune le titre de champion de leur catégorie respective.
En 2006, pour la première fois de son Histoire. Le club afficha une « publicité » sur sa tunique suite à un accord passé avec l’UNICEF.
Palmarès complet du club : 25 Championnats (1929, 1945, 1948, 1949, 1952, 1953, 1959, 1960, 1974, 1985, 1991, 1992, 1993, 1994, 1998, 1999, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2015, 2016 et 2018) ; 30 Coupes du Roi (1910, 1912, 1913, 1920, 1922, 1925, 1926, 1928, 1942, 1951, 1952, 1953, 1957, 1959, 1963, 1968, 1971, 1978, 1981, 1983, 1988, 1990, 1997, 1998, 2009, 2012, 2015, 2016, 2017 et 2018) ; 5 Ligues des champions (1992, 2006, 2009, 2011 et 2015) ; 4 Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe (1979, 1982, 1989 et 1997) ; 5 Supercoupes d’Europe (1992, 1997, 2009, 2011 et 2015) ; 13 Supercoupes d’Espagne (1983, 1991, 1992, 1994, 1996, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2016 et 2018) ; 3 Coupes des villes de foires (1958, 1960 et 1966) et 3 Coupes du Mondes des Clubs (2010, 2012 et 2015).
Le joueur ayant le plus porté la tunique blaugranas est Xavier Hernández i Creus, plus connu sous le nom de Xavi avec 767 matchs disputés entre 1998 et 2015 pour 85 buts. Tandis que le meilleur buteur de l’Histoire du FC Barcelone est Lionel Messi avec à ce jour un total de 567 buts en 652 matchs.
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Les fondateurs du club avec Joan Gamper au centre lisant le journal.

L’amour dure plus de trente ans

En cette 12ème journée de Bundesliga et cette affiche de bas de classement entre Schalke 04 (14ème) et le FC Nürnberg (15ème) se trouve l’amitié la plus réciproque et la plus longue entre supporters allemands !

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Il faut remonter à la saison 1980-1981 pour trouver les prémices de cette union. La version la plus répandue raconte que lors d’un voyage en train, une supportrice de Nuremberg croisa le regard d’un fan de Schalke allant également supporter son club à l’extérieur. Les amis accompagnants la jeune femme échangèrent cordialement avec ce fan adverse n’ayant pas la réputation terrible qui lui était collée à la peau. Le rendez-vous fut prit pour une rencontre lorsque les deux équipes allaient se rencontrer en championnat.

Malgré des moments tragiques avec l’opposition des deux formations lors de la 32ème journée de l’épisode 1980-1981 condamnant Schalke 04 à la relégation après un match nul et le scénario inverse lors de la dernière journée de l’exercice 2013-2014 et la lourde défaite 4-1 des bavarois dans la Ruhr. Ceux-ci n’ont en rien détruit cette solide amitié se reposant envers tous les supporters du club et pas uniquement les Ultras, d’autant qu’il y a eu des moments très fort. Le premier si situe à la fin de la saison 1990-1991, lorsque les deux groupes furent réunis, lors d’un tournoi de foot organisé au Wattenscheider Lohrheidestadion de Bochum, célébrant non seulement le dixième anniversaire de cette amitié, mais également le maintien dans l’élite de Nuremberg et la montée dans celle-ci de Schalke. Autre moment fort en émotion avec la victoire des bleus en finale de la coupe UEFA face à l’Inter Milan aux tirs-aux-buts après une victoire 1-0 à l’aller à domicile et une défaite sur le même score au retour. Plus d’un millier de supporter de Nuremberg avait accompagné leurs amis en Lombardie.

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Opposition entre les deux équipes lors de la dernière journée de Bundesliga saison 2013-2014, scellant le sort du FC Nürnberg.

Ces dernières saisons les deux équipes ayant des parcours bien différents : Schalke 04 trustant régulièrement le haut de tableau avec des qualifications régulières dans les compétitions européennes ; tandis que le FC Nuremberg alterne les piges entre la première et la deuxième division. De ce fait, les supporters des deux clubs essayent de se rencontrer lorsqu’une des deux équipes jouent à proximité de la Ruhr ou de la Bavière ou accompagne leurs homologues y effectuant une campagne européenne.

Pour plus d’informations :
-La dernière confrontation entre les deux équipes remonte au 26 octobre 2016 lors du deuxième tour de coupe d’Allemagne (équivalent des 16ème de finale) et une victoire 2-3 de Schalke 04 pensionnaire de première division sur les terres de Nuremberg membre de la deuxième.
-De nombreuses autres rumeurs circulent quant à l’origine de l’amitié entre les deux clans de supporters. Des bruits racontent que celle-ci vient d’un regroupement commun pour chasser des supporters du Bayern Munich ; un autre parle d’une quête des supporters de Nuremberg s’étant cotisés pour payer un billet de train pour que leurs adversaires puissent rentrer chez eux et un dernier explique qu’une photo extraite d’un fanzine montre des supporters de Schalke 04 porter des patchs à la gloire du FC Nürnberg.
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Les fameuses vestes en jean avec les nombreux patchs portées par de nombreux supporters outre-Rhin.

A la découverte de l’ancêtre de la ligue des champions

Le 13 novembre 1927 voyait l’équipe tchécoslovaque du Sparta Prague remporter la toute première édition de la coupe Mitropa aux dépends des autrichiens du Rapid de Vienne.

Mitropa_cup_trophyCe trophée est considéré à ce jour comme l’ancêtre des actuelles ligue des champions et ligue Europa. L’idée de fonder cette compétition vint de la part de l’autrichien Hugo Meisl après la première guerre mondiale où seules les meilleures équipes d’Europe centrale pouvaient y participer. Dès lors la première édition vit deux formations choisies entre le vainqueur et le dauphin du championnat ou le champion et le vainqueur de coupe, représenter respectivement la Yougoslavie, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Hongrie.

Au fil du temps, d’autres pays s’invitèrent. En 1929, l’Italie remplaçait l’Autriche, tandis qu’en 1936 la Suisse et l’année suivante, la Roumanie et de nouveau la Yougoslavie y apparaissait, au détriment de l’Autriche qui fut annexée par le IIIème Reich en 1938. La finale de 1940 qui dut opposer le Ferencvaros au Rapid Bucarest ne se déroula jamais à cause de la seconde guerre mondiale. Il fallu attendre 1951 pour voir la compétition se jouer à nouveau sous le nom de coupe Zentropa et s’en suivi de nouveau une interruption de quatre ans.

En 1958, la compétition prit le nom de coupe du Danube et celle-ci fut la dernière édition officielle de la coupe Mitropa, du fait de l’affaiblissement de sa notoriété par la coupe d’Europe des clubs champions créée trois années plus tôt. Dès lors, la compétition n’allait plus être stable et les formats divergeaient au fil des éditions, entre des finales en aller-retour et un match unique, ou des phases à éliminations directes et un mini-championnat. L’édition 1979 ne se déroula pas et la suivante s’effectua dans un format inédit, puisque celle-ci opposait désormais les champions de deuxième division italienne, tchécoslovaque, hongroise et yougoslave.

L’épreuve disparut définitivement en 1992 avec une victoire du FK Borac Banja Luka aux tirs-aux-buts face au VSC Budapest.

Pour plus d’informations :
-L’édition 1932 fut remportée par Bologne sans que les joueurs n’y joue la finale, en raison de l’interruption de l’autre demi-finale retour entre la Juventus et le Slavia Prague. Fort d’une avance de quatre buts, les tchèques voyaient leur                 avance fondre comme neige après avoir rapidement encaissé deux buts et provoquèrent ainsi leur adversaire en commettant de nombreuses obstructions et en cassant le rythme du jeu. Ceci eut provoquée la fureur des tifosis qui balancèrent des pierres sur le terrain en blessant un joueur adversaire. Suite à ces incidents, le comité de la compétition exclut les deux formations.
-L’édition de 1959 vit le Honved Budapest intégrer la finale par tirage au sort après avoir fait 2-2 à l’aller et 3-3 au retour, du fait qu’à l’époque la règle du but à l’extérieur et la séance de tirs-aux-buts n’existaient pas. La finale les opposa à leur voisin du MTK Budapest pour une victoire finale sur les scores de 4-3 et 2-2.
-L’édition de 1960 voyait non pas un club, mais la Hongrie victorieuse. La raison à cela était que la règle mise en place était la même que celle du tennis ou les totaux de points par équipe nationale étaient réunie afin d’être additionné.
-Le Vasas Budapest est l’équipe ayant remportée le plus de fois le tournoi avec sept victoires en 1956, 1957, 1960, 1962, 1965, 1970 et 1983.

Naissance de Kosta Hadzi

Le 8 novembre 1898 naissait Kosta Hadzi. Celui-ci fut un des fondateurs mythique du FK Vojvodina Novi Sad qu’il créa en compagnie de plusieurs amis alors qu’il n’avait que 16 ans. L’année 1914 coïncidant avec le début de la première guerre mondiale, le club ne disputa qu’un seul et unique match amical avant de disparaitre à cause du lien très fort avec la province de Voïvodine désireuse de quitter l’empire austro-hongrois pour rallier le Royaume de Serbie.

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Kosta Hadzi en compagnie des joueurs en 1930.

Dès lors, Kosta Hadzi s’eut consacré à ses études et obtint son diplôme de niveau secondaire en 1916 et s’engagea en tant que secrétaire au sein de l’armée serbe. En 1918, il devint député de la grande assemblée nationale décidant de l’attachement de plusieurs régions et provinces au sein du Royaume de Serbie (1).

Il eut quitté l’armée l’année suivante et partit en France étudier le droit, jusqu’en 1922 et son retour à Novi Sad. Il put se consacrer à nouveau pour son club revenu à la vie en 1919 et prendre le poste de directeur technique. Il cumula également d’autres fonctions en étant le premier entraineur de l’histoire de l’équipe en 1924, coïncidant avec la livraison du stade Karadjordje et la participation aux compétitions nationales. Il entraina pendant deux saisons l’équipe en remportant le tout premier trophée de l’histoire du club en remportant le championnat local de la paroisse du Nom-de-Marie de Novi Sad, lors de sa dernière saison. En 1927 en plus d’être officiellement avocat, il prit les rênes de la présidence du club. Le fait d’avoir cette fonction, lui permit d’intégrer le cortège de dirigeants de la fédération yougoslave se rendant en Uruguay en 1930 pour la toute première édition de la coupe du Monde de football. Il quitta son poste de directeur technique du club en 1933 pour se consacrer uniquement à la présidence du club qu’il quitta définitivement deux ans plus tard.

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Kosta Hadzi (à droite) en compagnie des dirigeants yougoslave sur le navire les emmenant à Montevideo.

Pour autant, l’avocat ne quittait pas le monde du football, puisqu’il fut secrétaire de la fédération yougoslave et joua un rôle primordial pour l’émancipation du football et la protection des intérêts des clubs de la région de Vojvodine face à ceux de Belgrade. Il se détacha complètement de ce milieu dès le début de la seconde guerre mondiale pour se consacrer à d’autres centres d’intérêts.

Très proche de sa région de Voïvodine à laquelle il eut tant contribuée et jamais quittée en dehors de ses études. Il put voir de son vivant le club qu’il a crée, remporter son tout premier championnat de Yougoslavie en 1966, finissant huit points devant le Dinamo Zagreb, avant de mourir en 1971 à l’âge de 73 ans.

(1) Qui allait devenir quelques mois après le Royaume des serbes, croates et slovènes.

Pour plus d’informations :
En compagnie de son ami et évêque orthodoxe serbe Irinej Ciric, ils aidèrent pendant la seconde guerre mondiale les détenus serbes emprisonnés dans les camps hongrois. Grâce à leur bravoure, 3 000 enfants et 800 adultes ont pu être secourus en étant pris en charge par des familles et des hôpitaux improvisés.
Il fut prisonnier peu de temps après la fin de la guerre par le régime communiste qui le considérait comme un dissident, de par sa lutte pour une autonomie de la région. Ayant une très grande notoriété au sein du peuple, il sera libéré par Ivan Ribar, le Président de l’Assemblée du régime communiste.
En dehors de sa carrière de dirigeant de football et d’avocat, Kosta Hadzi participa à l’épanouissement culturel de la Serbie en devenant président du conseil de surveillance de la Société pour le Théâtre national serbe et être membre du Patronat du Grand Gymnase orthodoxe serbe. Il eut également contribué au lancement du journal « Rad » parlant des sciences et des arts.
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Buste à la gloire de Kosta Hadzi aux abords du stade Karadjordje.