Jour : 26 février 2019

Un week-end à Athènes

Avec six équipes présentes en première division cette saison, Athènes est à égalité avec Londres en tant que capitale européenne du football. Retour sur un week-end de football dans la cité antique.

Samedi 16 février 2019. Athènes n’est pas sous son plus beau jour. Un ciel nuageux avec de la pluie et une température fraiche avec beaucoup de vent, fait qu’on est loin des idéaux espérés dans la capitale grecque.

Délaissé de son mythique stade Apóstolos Nikolaïdis –plus communément nommé Léoforos du nom du quartier- jugé vétuste et qui sera prochainement détruit en vue d’un nouveau stade, le Panathinaïkos cohabite cette saison avec l’AEK Athènes dans le gigantesque stade Olympique. Celui-ci sonna bien creux lors de la réception d’Asteras, avec à peine une poignée de 5 000 spectateurs dans une enceinte pouvant en accueillir plus de 69 000 et le boycott de la Gate 13 n’affichant plus leurs bâches, ni leur soutien vocal justement pour cette question de stade. On pouvait entendre les mouches voler. Même Syllogos Megalos, l’hymne du club n’était pas repris par l’ensemble du stade, lors de l’entrée des joueurs sur la pelouse. Dans cet atmosphère étrange, les locaux s’imposeront sur la plus petite des marges en restant à la sixième place, mais éloignés des places européennes, alors qu’Asteras douzième est proche de la zone de relégation.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Du lendemain, le climat était beaucoup plus agréable, d’autant plus que les deux autres grands clubs d’Athènes que sont l’Olympiakos et l’AEK Athènes s’affrontaient à 19h30 au stade Karaïskaki du Pirée.

Arrivé à la station de métro Faliro juste devant le stade à deux heures du coup d’envoi, la ferveur est déjà présente. Le parvis est rempli de stands d’écharpes détenus par des vendeurs ambulants, de charriots à nourritures avec des préparateurs encore plus rapides que leurs ombres et de supporters de l’Olympiakos entassés dans les bars à proximité. Les espoirs de se procurer un sésame pour un stade à guichet fermé sont minces. Seuls les détenteurs d’une carte du club peuvent encore se procurer des places. Néanmoins, certaines personnes ayant des tickets en trop les vendaient aux abords de la billetterie.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A quarante-cinq minutes du coup d’envoi, seule la Gate 7 est déjà en place et commence à animer le stade. Le coup d’envoi approchant, tous les sièges trouvent preneur uniquement de supporter de l’Olympiakos, car ceux de l’AEK n’avaient pas l’autorisation de se déplacer.

L’entrée des joueurs se fait sous un magnifique spectacle pyrotechnique de la Gate 13 par de nombreuses torches et feux d’artifices qui contraindra le coup d’envoi à être retardé de sept minutes, afin que la fumée puisse se dissiper.

Les visiteurs ouvrent le score dès la quatrième minute de jeu par l’ancien lillois Ezequiel Ponce suite à une erreur de José Sà dans un silence de cathédrale. Malgré le soutien infaillible des supporters locaux, l’Olympiakos est mené au score dès le retour aux vestiaires. Changement radical, en seconde période où cinq minutes après leur retour sur le terrain, Mohamed Camara également passé par l’AC Ajaccio égalise pour les pensionnaires du Pirée. L’AEK craque dans les vingt dernières minutes et encaissera trois buts pour une lourde défaite de 4-1.

L’Olympiakos deuxième, possède huit points d’avance sur son poursuivant et adversaire du jour et revient à six points du PAOK, premier du classement avec un match en moins qui se déplacera du lundi chez l’Apollon Smyrne évoluant dans la banlieue d’Athènes.

Hélas, le week-end comme partout se termine le dimanche soir.