Catégorie : Origine

Le premier club juif de Palestine Ottomane

Initialement nommé sous le nom d’Association Rishon Letzion – Jaffa, le Maccabi Tel-Aviv fut le tout premier club juif de Palestine Ottomane à voir le jour en 1906. Celui-ci opta pour son nom actuel, suite à la fondation de la ville en 1909.

Le football n’étant pas encore populaire dans cette partie du monde, la légende raconte que la pratique fut exportée par les russes de culture juive qui furent nombreux à rejoindre la Palestine à cette période. Le club inclut cette fonction en 1912 (ou 1913 selon certaines sources), mais au vu des difficultés pour se déplacer dans le pays et à organiser des matchs d’un sport encore méconnu, seul des matchs amicaux entre juifs et arabes avaient lieu. Hélas le football connu un coup d’arrêt, suite aux tensions internes entre les différentes communautés et l’instabilité commençant à régner au sein de l’empire ottoman avec la présence de l’empire britannique du fait des accords de Sykes-Picot (1), ainsi que l’engagement au sein de la première guerre mondiale.

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Effectif du Maccabi Tel-Aviv en 1913

L’empire Ottoman faisant parti du camp des vaincus, celui-ci fut morcelé suite au traité de Sèvres (2) et la Palestine allait appartenir au Royaume-Uni en 1920. Dès lors, les britanniques y imposèrent leurs règles au sein du pays, notamment en termes de football où celui-ci se développa de façon considérable avec la création de nombreuses équipes et de nombreuses compétitions. Ainsi la fédération palestinienne de football voyait le jour en 1928, coïncidant avec la mise en place de la coupe de Palestine et dont la deuxième et troisième édition furent remportée par le Maccabi Tel-Aviv. Le tout premier championnat de Palestine se joua en 1931, en compagnie de formations juives et britanniques, mais le club du attendre 1936 avant de remporter son premier championnat, qui ne fut disputé qu’avec six équipes et étalé sur plus d’une année en raison de la révolte arabe. La formation de Tel-Aviv remportait à nouveau le championnat en 1942 et en 1947 et quatre coupes nationales en 1933, 1941, 1946 et 1947 (premier doublé), malgré les perturbations à cause de la seconde guerre mondiale et des saisons n’allant pas au bout de leur terme, voire annulées.

1948 marquait la fin de l’emprise britannique en Palestine et la naissance de l’état d’Israël. A partir de là, le Maccabi Tel-Aviv allait devenir le grand club de ce nouvel état indépendant en ayant :

  • le plus gros palmarès national (17 titres de champion d’Israël, 17 coupes d’Israël et 6 coupes Toto [coupe de la Ligue israélienne]) ;
  • jamais connue la relégation -bien qu’il s’en est fallu de peu que celle-ci descende à l’issue de la saison 1975-1976, où les joueurs se sauvèrent lors de l’ultime journée-
  • remporté le premier triplé national (championnat, coupe d’Israël et coupe de la ligue), lors de la saison 2014-2015 sous la houlette d’Oscar Garcia.
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Remise de la coupe d’Israël en 1988

Sur le plan international, le club remporta par deux fois la prestigieuse ligue des champions asiatique en 1969 en s’imposant sur la plus petite des marges face aux sud-coréens du Yangzee FC et en 1971 en profitant du forfait de leur adversaire, les irakiens d’Al-Shorta qui boycottèrent la finale en protestation contre l’occupation israélienne en Palestine. Il fallu attendre de très longues années, avant de voir une formation israélienne disputer une compétition internationale. Les raisons furent que la ligue des champions asiatique fut interrompue de 1971 à 1985, suite aux nombreux conflits ayant eu lieu dans cette partie du monde et qu’en 1974 la fédération israélienne fut exclu de la confédération asiatique de football à cause des nombreux pays arabes refusant de jouer leur rencontre face aux équipes du pays. A partir de 1991, les équipes israéliennes furent affiliées à l’UEFA et pouvaient donc participer aux compétitions européennes. Ainsi, le Maccabi Tel-Aviv fut qualifié au tour préliminaire de la ligue des champions de l’UEFA de l’édition 1992-1993 et pu disputer sa toute première compétition européenne en 1994, lors de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en atteignant les seizièmes de finale. Lors de la saison 2004-2005 le club effectua sa toute première campagne de ligue des champions en compagnie des prestigieuses écuries de la Juventus de Turin, du Bayern Munich et de l’Ajax d’Amsterdam. Malgré une dernière place, l’équipe réalisa l’exploit de tenir en échec la Juve (1-1) et de battre les hollandais (2-1) (3). Il fallu attendre 2011 pour voir le club rejouer la phase finale d’une compétition européenne avec une participation en Ligue Europa. Par la suite le club jouera régulièrement les phases finales des compétitions européennes avec un seizième de finale de ligue Europa perdu face au FC Bâle lors de la saison 2013-2014, une phase de poule de ligue des champions en 2015-2016 et une phase de poule de ligue Europa en 2016-2017.

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Barukh Dego face à la Juventus de Turin

(1) Accords secrets négociés entre novembre 1915 et mars 1916 entre le britannique Sir Mark Sykes et le français François-Georges Picot, afin de se partager à eux deux le contrôle du Proche et du Moyen Orient.

(2) Traité signé le 10 août 1920 entre les alliés victorieux et l’empire Ottoman qui allait conduire au partage de ce dernier entre l’Italie, le Royaume-Uni et la France.

(3) L’Ajax avec 4 points, mais une différence de but de -4 se qualifia en coupe UEFA, à l’inverse du Maccabi Tel-Aviv qui avait le même nombre de points, mais une différence de but de -8.

Pour plus d’informations :
-La couleur jaune fut adoptée par le club en 1942 par l’initiative de l’attaquant Yosef Mirmovich, en soutien au peuple juif persécuté en Europe et ayant l’obligation de porter une étoile de David jaune.
-Le terme Maccabi souvent associé à de nombreuses associations sportives d’ascendances juives, est lié à la famille des Maccabées, dont le fils Judas avait combattu la politique d’hellénisation au IIème siècle av JC.
-Le numéro 12 est retiré en hommage à Meni Levi, attaquant du club victime d’un malaise lors d’un match face au Beitar Jérusalem le 26 janvier 2002. Bien qu’il ait survécu, celui est toujours plongé dans un état végétatif, mais reçoit toujours le soutien des joueurs et des supporters lui rendant régulièrement visite.
-Le numéro 8 est également retiré en remerciement à Avi Nimni, le meilleur buteur de l’histoire du club qui avait inscrit 174 buts, lors de ces trois passages au sein de l’effectif de 1990 à 1997, de 1998 à 2003 et de 2005 à 2008.
-Actuellement en travaux, le club joue ses matchs à domicile au Bloomfield Stadium depuis 1969. Stade partagé avec l’Hapoel Tel-Aviv et le Bnei Yehoudah Tel-Aviv.
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Effectif du Maccabi Tel-Aviv, lors de la remise de la coupe d’Israël en 2015 coïncidant avec le triplé historique

La première équipe de la capitale

La Società Podistica Lazio voit le jour le 9 janvier 1900 à Rome par l’intermédiaire de

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Luigi Bigiarelli

neuf athlètes de la ville avec à sa tête Luigi Bigiarelli, professionnel de la discipline et sous officier « bersaglieri » (1), pendant la bataille d’Adoua en mars 1896 mettant au conflit l’empire d’Ethiopie face à l’Italie.

La pratique du football fut officieusement instaurée en 1901 et officiellement en 1910 ou après avoir disputé des championnats locaux, l’équipe connaîtra la première division dès 1912. Hélas l’élan fut coupé à cause de la première guerre mondiale, avec de nombreux joueurs qui perdirent la vie sur le front et les survivants traumatisés qui mirent fin à leur carrière.

En 1927 planait la disparition de la Società Sportiva Lazio (renommé ainsi en 1925), lorsque fut décidé de la part d’Italo Celestino Foschi, homme politique proche de Benito Mussolini, l’annexion de toutes les équipes de la ville, afin de créer une équipe capable de rivaliser avec celles du nord. Il fallu toute la détermination de Giorgio Vaccaro, vice-président du club, général officiel de l’armée italienne et membre du PNF (Parti National Fasciste) pour que la Lazio ne soit pas absorbée par cette nouvelle équipe qui allait devenir l’AS Rome.

Le championnat italien fut par la suite de nouveau interrompu de 1943 à 1945, après la destitution de Mussolini et l’arrivée des alliés sur le territoire italien combattant l’armée du troisième Reich, du fait qu’Hitler refusa que l’Italie abandonne la guerre.

Jusqu’à 1974, année du premier titre de champion d’Italie du club et hormis sa première coupe d’Italie remportée en 1958 aux dépends de la Fiorentina (1-0), l’équipe alterna saisons moribondes et relégations. Ce succès fut assez surprenant puisque que cela n’était que la deuxième saison en première division depuis la remontée de la Lazio, mais pas illogique dans le sens que l’équipe avait terminée troisième lors de la saison précédente, sous les ordres de Tommaso Maestrelli.

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Joie entre l’entraîneur Tommaso Maestrelli et son capitaine Giuseppe Wilson, après le titre de 1974

Les années suivantes furent dévastatrices pour le club, l’entraineur du titre décéda des suites d’une longue maladie en 1976 et le milieu de terrain de la sélection Luciano Re Cecconi fut assassiné l’année suivante par un de ses amis, suite à une plaisanterie ayant mal tournée. Tandis que sur le plan sportif et juridique, le club fut relégué administrativement en 1980 suite au scandale du Totonero impliquant des matchs truqués, suite à des paris sportifs.

Alternant de nouveau les montées et les descentes, le club se stabilisa en Serie A à partir de 1988 pour ne plus jamais la quitter à ce jour. Les années 90 voyaient l’âge d’or du club de la capitale, grâce à l’arrivée de l’investisseur romain Sergio Cragnotti en 1992 qui allait investir sur des joueurs prometteurs et talentueux à l’image de l’anglais Paul Gascoigne. Dès lors, l’équipe trusta régulièrement le haut de tableau jouant régulièrement la coupe d’Europe avec en point d’orgue, un titre de coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1999 suite à son succès l’année précédente face au Milan AC (1-0 ; 1-3), contre les espagnols du RCD Majorque sur le score de 2-1 avec des buts signés Christian Vieri et Pavel Nedved.

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Joueurs exultant après leur victoire en coupe d’Europe des vainqueurs de coupe

Pour le centenaire de la Lazio au début du second millénaire, les joueurs effectuèrent le premier doublé coupe d’Italie-championnat de l’Histoire du club avec également un titre de supercoupe de l’UEFA face à Manchester United (1-0) et un parcours jusqu’en quart de finale de la ligue des champions.

Le club failli déposer le bilan quelques années plus tard et fut obligé de vendre ses meilleurs joueurs. Heureusement avec l’arrivée de Claudio Lolito en 2004 et le dévouement de ses tifosis, le club se remettra sur pied avec une quatrième coupe d’Italie à son palmarès. Hélas en 2006, le club fut au cœur d’une nouvelle affaire de matchs truqués avec le scandale du calciopoli, contraignant le club qui avait terminé la saison à la sixième place à trente points de pénalité descendant ainsi à la seizième place et un forfait de la prochaine édition européenne.

A ce jour, l’équipe évolue majoritairement dans la partie haute du classement jouant à de nombreuses reprises la ligue Europa et a remis deux nouvelles coupes d’Italie dans son armoire à trophée, acquises en 2009 et en 2013.

(1) Les bersagliers sont un corps de l’armée de terre italienne.

Pour plus d’informations :
Giacomo Bigiarelli, Odoacre Aloisi, Arturo Balestrieri, Alceste Grifoni, Giulio Lefevre, Galilée Massé, Alberto Mesones et Enrico Venier sont les autres fondateurs du club.
Les couleurs bleues et blanches du club sont directement inspirés du drapeau grec, du fait que les jeux olympiques de 1896 ont eu lieu dans ce pays.
L’aigle est le symbole de la ville de Rome. Celui-ci disparu de l’emblème en 1921 avec la montée du fascisme et remplacé par le faisceau de licteur, symbole du parti. L’aigle se reposa à nouveau sur l’écusson le jour de la destitution de Benito Mussolini.
Lazio se traduit par Latium, soit la région ou est située la ville de Rome.
Avec 401 matchs disputés toutes compétitions confondues entre 1992 et 2004, Giuseppe Favalli est le joueur ayant porté le plus souvent la tunique bleue et blanche. Tandis qu’avec 149 buts inscrits entre 1934 et 1943, Silvio Piola est le meilleur buteur de l’Histoire du club.
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Emblème du club pendant la période fasciste

Fondation du RCD Espanyol

Rcd_espanyol_de_barcelonaIl y a 118 ans naissait la Sociedad Española de Foot-ball, un des premiers clubs de football espagnol de la ville de Barcelone (1). Dans un contexte où la pratique issue d’Angleterre commença à s’exporter dans les autres pays européen, le jeune étudiant en ingénierie Angel Rodriguez décida avec ses amis Octavi Aballí et Lluís Roca de rajouter une section football à leur club de gymnastique fondée en 1897 après avoir assisté à un match entre marins anglais et espagnol.

 L’équipe y effectua son tout premier match la même année et à l’époque seule la coupe Mayaca opposant les clubs de la Catalogne se disputa. Celle-ci disparaissait en 1903 au détriment du championnat de Catalogne alors que le club venait de la remporter. L’équipe n’étant constituée que d’étudiants, ceux-ci abandonnèrent la pratique du football à la remise des diplômes pour leur carrière professionnelle. Dès lors en 1906, l’équipe n’avait plus assez de joueurs dans son effectif pour jouer les prochaines saisons…

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Le capitaine de l’Espanyol Diego Orejuela saluant son homologue allemand Wolfgang Rolff, lors de la finale de la coupe UEFA.

Il fallu attendre trois ans pour que d’autres sections sportives fusionnent et fassent ressusciter le club et devienne le Real Club Deportivo Espanyol depuis que le roi Alphonse XII d’Espagne y attribua le titre royal. Après avoir remportés quatre titres de championnat catalan, la Liga espagnole vit le jour en 1928 et devenait ainsi le championnat principal du pays, la saison d’après l’équipe remporta sa première Copa del Rey face au Real Madrid sur le score de 2-1.

En 1931, suite à l’instauration de la République espagnole et l’abolition de la monarchie, le club perdit son titre de Real. Le RDC reprit son titre honorifique à la fin de cette République en 1939 coïncidant également avec la seconde coupe d’Espagne gagnée par le club et le début de la seconde guerre mondiale, mais du fait de la neutralité du pays lors du conflit, le championnat ne fut pas interrompu.

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Entrée des joueurs lors de la finale de la coupe UEFA 2006, 

Par la suite, l’Espanyol n’y effectua que des saisons moyennes au sein de l’élite espagnole trustant régulièrement le ventre mou du classement et connaissant quatre relégations, pour des remontées immédiates. Néanmoins, le club accrocha trois fois la troisième place en 1967, 1973 et 1987 et deux nouvelles Copa del Rey en 2000 et 2006. Ce qui lui permit de disputer à de nombreuses reprises la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe et la coupe UEFA, dont deux finales de cette dernière lors des éditions 1987-1988 face au Bayer Leverkusen après avoir remporté le match aller 3-0, puis perdu sur le même score au retour obligeant la fatidique séance de tirs-aux-buts qui s’achevait par une victoire des allemands. Tandis que la suivante fut une défaite en 2006 face à leurs homologues du FC Séville une nouvelle fois aux tirs-aux-buts après un score de 2-2.

(1) Certaines sources parlent que la date de fondation exacte serait le 13 octobre 1900.

Pour plus d’informations :
– Le terme Espanyol a été choisi, du fait qu’auparavant la plupart des joueurs évoluant dans les équipes de la péninsule étaient des étrangers, à l’inverse du club qui instaurait la préférence nationale.
– Les couleurs et l’emblème de l’équipe rendent hommage à l’amiral catalan Roger de Lauria, membre des Almogavres à la solde de la couronne d’Aragon et héros de la Catalogne entre la moitié du XIIIème siècle et le début du XIVème.
– A chaque 21ème minute de la rencontre se jouant à domicile, le public applaudit une minute en la mémoire de Daniel Jarque ancien joueur tragiquement décédé à 26 ans des suites d’une crise cardiaque lors d’un stage d’avant-saison avec l’équipe en août 2009.

Fondation du Fudbalski Klub Sarajevo

64378Comme de très nombreuses formations sportives d’après-guerre en Yougoslavie, le Torpedo Sarajevo a vu le jour le 24 octobre 1946. L’idée provint du conseil municipal qui prétendait qu’il n’y avait pas assez d’athlètes de qualité et préconisa une fusion entre les deux équipes de football de la ville que furent l’OFD Sloboda et le RSD Udarnik.

A peine dix jours après l’officialisation de la création du club, le Torpedo débuta au sein du championnat de deuxième division yougoslave en reprenant le bilan sportif d’Udarnik qui avait un bilan de sept victoires et de deux défaites et s’imposa 6-0 pour son premier match. A la fin de cette saison 1946-1947, le Torpedo fut promu en première division, mais y descendit immédiatement. Il fallu attendre 1950 pour que le FK Sarajevo (1) puisse retrouver l’élite. Hormis une nouvelle relégation en 1958 pour une remontée immédiate, l’équipe se stabilisait sur la durée et réussissait même l’exploit d’être sacrée championne de Yougoslavie à l’issue de la saison 1966-1967 en finissant deux point devant le Dinamo Zagreb, lui permettant dès lors de disputer sa toute première compétition européenne.

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George Best inscrivant le deuxième but de Manchester United.

Lors du premier tour de qualification de la coupe d’Europe des clubs champions, le FK Sarajevo se débarrassait des chypriotes de l’Olympiakos Nicosie (2-2 ; 1-3), mais fut éliminé au second tour face au futur vainqueur de l’épreuve Manchester United. Après avoir réussi à obtenir un score nul et vierge à domicile, les yougoslaves s’inclinèrent 2-1 à Old Trafford. L’équipe dut attendre 1980 pour rejouer une nouvelle compétition européenne suite à sa deuxième place lors de l’exercice précédent, mais sortit dès les trente-deuxième de finale de la coupe UEFA par les allemands du Hambourg SV (4-2 ; 3-3).

La saison 1984-1985 marqua le deuxième et dernier titre de champion de Yougoslavie des bordeaux et blanc. Suite à l’éclatement du pays et à la guerre, le club eut abandonné le championnat yougoslave à la fin de la saison 1991-1992 et reprit la compétition à l’orée de la saison 1994-1995 dans le tout nouveau championnat de Bosnie-Herzégovine. Le club y inscrira de nombreux succès nationaux avec à ce jour trois titres de champion (1999, 2007 et 2015) et cinq coupes nationales (1997, 1998, 2002, 2005 et 2014) à son palmarès. Hélas, la faiblesse du football bosniaque fait que l’équipe réalise de mauvais résultats dans les compétitions européennes.

(1) Nom du club depuis 1947.

Pour plus d’informations :
– Le nom Torpedo Sarajevo fut inspiré par le Torpedo Moscou, dont le nom est en lien avec l’industrie automobile.
– Les couleurs bordeaux et blanches ornant le maillot porté par les joueurs rendent hommage au défunt club du Sparta Sarajevo qui fut la toute première équipe de football de la ville.
– Le premier logo du club fut constitué d’une grande étoile rouge symbolisant le régime communiste, qui disparut dès l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Le club y adoptait son emblème actuel où jusqu’en 2009, une fleur de lys en référence au peuple bosniaque de tradition musulmane apparaissait. Les autres équipes du championnat selon les peuples qu’elles représentaient, posséder sur leurs emblèmes soit un damier pour les équipes d’origine croate ou le nom du club en cyrillique pour les équipes d’origine serbe.
– Le FK Sarajevo a toujours évolué au stade Koševo. Celui-ci fut renommé Stadion Asim-Ferhatović-Hase en 2004 à la mémoire de la légende du club qui évolua toute sa carrière au sein de l’équipe (hormis une pige à Fenerbahçe) de 1952 à 1967 pour approximativement 200 matchs et 80 buts inscrits pour les bordeaux et blancs. En dehors de l’attaquant, l’homme fut également très respecté pour sa fidélité envers son club et sa ville en n’hésitant pas à aider les plus démunis. De retour dans sa ville natale après sa courte pige turque en 1963, il déclara « qu’il ne pouvait pas jouer pour de l’argent et qu’il ne pouvait jouer que pour Sarajevo ». Son engagement fut salué par beaucoup, l’en atteste le groupe de rock Zabranjeno Pušenje qui écrivait une chanson à sa gloire en 1980 et le fait d’avoir eu l’honneur de porter la flamme olympique à Sarajevo en 1984. Asim Ferhatovic décéda en 1987 des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans.
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Asim Ferhatovic.

Fondation du FK Partizan

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Svetozar Vukmanović

Le 4 octobre 1945 naquit le FK Partizan à Belgrade. L’idée de créer un club omnisport provenu de jeunes généraux, souhaitant redonner de l’espoir et de la vie grâce au sport dans un pays ayant terriblement souffert de la deuxième guerre mondiale.

La création fut officialisée lors d’une réunion menée par Svetozar Vukmanović et d’autres généraux, durant laquelle Ratko Čoče Vujović était nommé premier président du club, dont le nom est inspiré du groupe de résistance Partisans, auquel faisait parti tout les généraux.

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Joueur du Partizan avant la finale en 1966.

La section de football ne tardait pas à s’illustrer, puisque l’équipe remportait le doublé coupe- championnat de Yougoslavie lors de sa toute première saison en 1947. S’en suivra jusqu’à aujourd’hui, 26 autres titres de champions nationaux et 14 autres coupes nationales, entremêlés aux problèmes géopolitiques du pays, avec l’éclatement de la Yougoslavie en 1992, l’abandon définitif du nom Yougoslavie en 2003 remplacé par l’état de Serbie-Monténégro et l’indépendance de ces deux états en 2006. Sur la scène internationale, le Partizan fut le finaliste malheureux de l’édition 1965-1966 de la coupe d’Europe des clubs champions (actuelle ligue des champions) en s’inclinant 2-1 face au Real Madrid. Mais remporta en 1978, la coupe Mitropa face au Honvéd Budapest sur le score d’un but à zéro.

Pour plus d’informations :
-Le groupe de résistance partisan dirigé par le communiste Josip Tito combattit durant la seconde guerre mondiale sur les terres yougoslaves, l’état indépendant de Croatie, les troupes du IIIème Reich et l’Italie fasciste.
– Le fondateur du club Svetozar « Tempo » Vukmanović fut avant la guerre un révolutionnaire membre du parti communiste, dont son surnom Tempo provenait de son caractère pressé. Pendant le conflit mondial, il joua un rôle majeur parmi la résistance locale et fût un des libérateurs de la République socialiste de Macédoine. Après la guerre, il occupa des postes important au sein du gouvernement et à la fin de sa carrière politique il se consacra à sa passion envers la musique.
-L’attaquant Stjepan Bobek qui est considéré à ce jour comme le meilleur joueur et buteur de l’Histoire du club, connu une arrivée particulière lors de sa rencontre avec la capitale yougoslave. Devant logiquement dormir dans une chambre d’hôtel payée par le club, il n’osa pas y séjourner de par la souffrance et la tristesse des habitants. Le local du club étant fermé, il passa sa première nuit à la belle étoile sur un banc public.
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Peinture murale représentant Stjepan Bobek dansune rue de Belgrade. (Photo prise par mes soins)