Le soccer dans le cœur des américains

Le 13 décembre 1993, la Major League Soccer (MLS) voyait le jour dans un pays orphelin d’un championnat professionnel depuis la disparition de la North American Soccer League (NASL) ayant existé de 1968 à 1985 et vu passé des légendes du football en fin de carrière tel que Pelé, Franz Beckenbauer, Johan Cruyff, George Best ou Eusébio. Afin d’accueillir la coupe du Monde de 1994, les Etats-Unis d’Amérique se voyait dans l’obligation de réinstaurer une compétition professionnelle en lieu et place des championnats semi-professionnel non reconnus par la FIFA, dont la première édition se joua en 1996.

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Atlanta United champion des Etats-Unis 2018 pour sa deuxième saison en MLS.

La MLS possède des normes bien différentes que ce qui est connu en Europe, puisque les équipes sont des franchises qui appartiennent à des propriétaires injectant une somme d’argent pour évoluer dans une ligue fermée,- dès lors le système de promotion et de relégation n’existe pas.

Le format de compétition actuel est le suivant :

– vingt-trois franchises (vingt américaines et trois canadiennes) participent à la MLS divisées en deux conférences, selon leur localité géographique. Onze équipes dans la conférence est et douze équipes dans la conférence ouest ;

– chaque équipe joue trente-quatre matchs lors de la saison régulière -se jouant sur une année civile de mars à octobre- avec des conditions particulières selon les équipes. Pendant l’exercice écoulé, le champion Atlanta United a joué deux fois (à domicile et à l’extérieur) face à huit équipes de sa conférence ; trois fois contre un adversaire de sa conférence (deux fois à domicile, une fois à l’extérieur) ; trois fois contre un autre adversaire de sa conférence (une fois à domicile, deux fois à l’extérieur) ; une fois à domicile face à six équipes de la conférence opposée et une fois à l’extérieur face aux six autres équipes de la conférence ouest.

– à la fin de la saison régulière, les six meilleures équipes de chaque conférence se qualifient pour les éliminatoires du championnat. Le premier tour se joue en match unique avec le troisième du classement recevant le sixième de sa conférence et le quatrième, le cinquième. Le deuxième tour voit l’entrée en lice du duo de tête de conférence, le champion affronte en match aller-retour l’équipe au moins bon classement durant la saison régulière et le second l’autre qualifié. Le troisième tour (plus communément appelé finale de conférence) s’effectue également en match aller-retour (1). Les deux vainqueurs de ce match se rencontreront pour la finale de MLS sur le terrain de l’équipe la mieux classée à l’issue de la saison régulière et le gagnant sera désigné champion des Etats-Unis.

Pour ce qui est des places qualificatives à la ligue des champions de la CONCACAF, quatre tickets sont délivrés :

-au vainqueur de la coupe MLS ;

-au vainqueur de la coupe des Etats-Unis ;

-au vainqueur du MLS Supporters’ Shield (trophée récompensant l’équipe ayant eu le plus de point sur l’ensemble de la saison régulière sur les deux conférences) ;

-à l’équipe championne de la conférence est ou ouest n’ayant pas remportée le MLS Supporters’ Shield.

Ce ticket n’est valable que pour les équipes des Etats-Unis. Si une franchise canadienne venait à remporter la coupe MLS, le MLS Supporters’ Shield ou le titre d’une conférence, le ticket serait attribué au finaliste de la coupe MLS, ou à la deuxième équipe en terme de point sur l’ensemble de la saison régulière. Pour participer à la ligue des champions, les équipes canadiennes doivent remporter la coupe des voyageurs correspondant à la coupe du Canada.

Dans l’autre cas, si une équipe des Etats-Unis venait à être sacrée championne et à remporter une autre distinction lui offrant une place pour la ligue des champions. Celle-ci serait offerte à l’équipe non-qualifiée ayant cumulé le plus de points sur l’ensemble des deux dernières saisons.

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L’international anglais David Beckham sous le maillot de Los Angeles Galaxy.

La MLS dispose également d’une différente gestion de ses effectifs et de son marché des transferts, du fait que le pays n’est pas concerné par l’arrêt Bosman (2).

Les joueurs n’appartiennent pas à une franchise, mais à la ligue (3) et lors du mercato, chaque participant à la particularité d’avoir un budget identique et un plafond salarial à ne pas dépasser (4), évitant ainsi les surenchères et les conflits. Depuis 2007 et la mise en place de la règle du joueur désigné (ou règle Beckham), les franchises peuvent embaucher trois joueurs aux hautes exigences salariales. Dès lors le propriétaire s’engage à payer personnellement la différence et à baisser le salaire des autres joueurs de l’effectif.

L’effectif d’une franchise ne peut dépasser trente joueurs et seul huit joueurs de nationalités étrangères peuvent être intégrés à l’effectif (ce nombre peut être négocié), les autres joueurs sont ceux ayant la nationalité américaine, les expatriés ayant la carte verte ou les réfugiés légaux, ainsi que des jeunes formés par des académies américaines ou canadiennes. Cependant, les franchises canadiennes doivent avoir au moins trois joueurs de nationalité canadienne.

Parmi les trente joueurs, seul dix-huit avec deux joueurs en option sont intégrés à l’équipe première. Les joueurs occupant les places de 21 à 24 font partie de la liste supplémentaire et intégreront l’effectif professionnel en cas de légère blessure d’un joueur en fin de saison, de blessures graves ou de prêt, tandis que les joueurs rangés de 25 à 30 font parti de la liste de réserve. Tous ces joueurs externes à l’équipe première doivent être âgés de moins de 24 ans et font généralement partie de la génération Adidas ou des Homegrown Players (5).

Le football ayant été pendant de nombreuses années peu valorisé dans un pays ou le basket-ball, le baseball et le football américain étaient les sports principaux, celui-ci commence petit à petit à devenir populaire de l’autre côté de l’Atlantique. Les stades sont de plus en plus garni, la culture Ultras s’installe progressivement et avec l’arrivée progressive depuis plusieurs saisons de joueurs internationaux dans la force de l’âge, à l’instar de Zlatan Ibrahimovic, Wayne Rooney, Sebastian Giovinco, Andrea Pirlo, Franck Lampard, Steven Gerrard, David Villa, Thierry Henry et Bastian Schweinsteiger entre autre. Le soccer est bel et bien rentré dans le cœur des américains.

(1) Comme dans la tradition la plus répandue, en cas de match nul sur l’ensemble des deux matchs le but à l’extérieur compte double. Mais dans l’éventualité d’une prolongation, si les deux scores sont identique (1-1 à l’aller et à l’extérieur), celui-ci s’efface et auquel cas le résultat serait de 2-2, la séance de tirs-aux-buts aura lieu.

(2) Du nom du footballeur belge, Jean-Marc Bosman. Dès son attestation en 1995, celui-ci a révolutionné le marché des transferts des équipes européennes avec une plus libre circulation des joueurs étrangers.

(3) Le défenseur belge Laurent Ciman fut transféré de l’Impact Montréal au Los Angeles FC, sans que l’intéressé n’ait pu donner son accord.

(4) Le salaire maximal à ne pas dépasser pour la saison 2018 était de 504 375$.

(5) Les premiers sont des joueurs issus des universités et susceptibles de jouer dans l’équipe première alors que les seconds sont des joueurs formés au club.

Pour plus d’informations :
– Il fallut attendre la saison 2000 pour que le championnat accepte le match nul. Auparavant en cas de score de parité, les deux équipes se partageaient sur une séance de tirs-aux-buts pour le moins atypique, comme vous allez pouvoir le constater !
– De 2000 à 2001, le championnat fut divisé en trois conférences avec une conférence centre et lors de cette dernière édition, celui-ci fut écourtée à cause des attentats du 11 septembre.

Bonne fête à tous les soldats du feu

Chaque 4 décembre est célébrée toutes les femmes nommées Barbara. Cette fête est plus familièrement connue sous le nom de Sainte-barbe rendant hommage à tous les soldats du feu, dont l’origine d’une équipe de football est liée à cette profession.

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Logo de la franchise. Raison pour laquelle, le logo « copyright » apparaît en bas à droite.

La franchise de Major League Soccer des Chicago Fire a vu le jour le 8 octobre 1997. Une date coïncidant avec le grand incendie de Chicago ayant eu lieu le 8 octobre 1871 et qui aura duré deux jours, affichant un bilan très lourd sur le plan humain et matériel avec 300 personnes décédées, 100 000 personnes sans-abris et plus de 250 millions de dollars de dégâts, avec la disparition de l’est de la ville.

L’institution rend directement hommage à la brigade des pompiers professionnels de Chicago Fire Department et le blason de l’équipe est directement inspiré de l’emblème de celle-ci.

Pour plus d’informations :
– Contrairement aux équipes de football classique, les franchises sont des marques créées par des hommes d’affaires qui injectent une somme d’argent, afin que celle-ci puisse jouer dans un championnat. De ce fait, le système de promotion et de relégation sportive n’existe pas.
– La légende de Sainte-barbe remonte au troisième siècle après JC. Une première raconte que cette jeune femme perse convertie à la religion chrétienne fut emprisonnée dans une tour par son propre père qui y mit le feu, tandis qu’une autre version explique que lorsqu’elle fut décapitée par son bourreau, celui-ci aurait été dissout par la foudre.
– Bien que décrit comme une des plus grande catastrophe aux Etats-Unis du XIXème siècle. Cette tragédie aura été « bénéfique », puisqu’après ce drame la ville pu être reconstruite et devenir une des principales métropoles du pays.
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Dessin représentant la tragédie.

The Merseyside derby

Cet après-midi à 16h15 heure locale, aura lieu le Merseyside derby issu du nom du comté, dont est originaire la ville de Liverpool qui verra ses deux équipes s’affronter pour la 232ème fois de son histoire.

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Supporter d’Everton se recueillant devant le mémorial des victimes de Hillsborough.

En dépit d’une rivalité par rapport au titre pour la suprématie de la ville, les supporters des deux camps ont un respect mutuel et ce match est également surnommé « Friendly derby ». De ce fait, dans de nombreuses familles liverpudliennes, le père peut soutenir le Liverpool FC comme le fils peut soutenir Everton et s’assoir côte à côte en tribune. Tandis que dans les moments dramatiques, la fraternité entre les deux camps l’emporte. Cela fut le cas suite à la tragédie de Hillsborough en 1989 (1), lorsque les écharpes des deux équipes fleurirent devant le mémorial aux victimes et après la mort de Rhys Jones en 2007 (2), quand les dirigeants des Reds invitèrent les parents du jeune adolescent à Anfield pour un match de ligue des champions contre Toulouse et l’entonnement de l’hymne d’Everton à l’entrée des joueurs.

Preuve de cette relation particulière entre les deux clubs, deux légendes des Reds que sont le défenseur Jamie Carragher (deuxième joueur en terme d’apparition) et Ian Rush (meilleur buteur du club) étaient de fervent supporters des Blues durant leur enfance, tandis qu’une légende urbaine raconte qu’à l’âge de six ans, le choix de Steven Gerrard de choisir son équipe fut décidé par le vainqueur de la FA Cup de 1986 entre les deux rivaux (3-1 pour Liverpool).

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Roger Hunt (à gauche) et Ray Wilson (à droite) brandissant lors du Community Shield de 1966, le trophée de la coupe du Monde remporté ensemble sous le même maillot de la sélection anglaise.

Le tout premier match entre les deux équipes eut lieu le 13 octobre 1894 pour une rencontre du championnat d’Angleterre de première division. Bien que le Liverpool FC jouisse d’une plus grande notoriété de par son palmarès sportif, l’Everton FC vit le jour en 1878 (soit quatorze années avant les Reds) et reste à ce jour, la seule équipe d’Angleterre à n’avoir jamais été reléguée en seconde division depuis la création du championnat en 1888 ! Les deux équipes s’affrontent annuellement depuis 1962 et le dernier passage de Liverpool en seconde division.

Le palmarès des Reds et beaucoup plus étoffé que celui des toffees avec 18 championnats d’Angleterre, 7 coupes d’Angleterre, 8 coupes de la Ligue, 15 Community Shield, 5 ligues des champions (record pour une équipe anglaise) et 3 ligues Europa au contraire de son voisin totalisant 9 championnats, 5 coupes d’Angleterre, 9 Community Shield et une coupe d’Europe des vainqueurs de coupe. Néanmoins avec 27 championnats remportés à eux deux, la ville de Liverpool est la plus titrée devant celle de Manchester (25 titres à ce jour) et entre 1981 et 1988, la ville s’est partagé les titres de champion. Liverpool remporta tout les championnats à l’exception de ceux de 1985 et de 1987 gagné par Everton, avec pour dauphin… Liverpool.

(1) Lors de la demi-finale de FA Cup 1989 contre Nottingham Forrest joué à Sheffield, un mouvement de foule a fait perdre la vie à 96 supporters de Liverpool.

(2) Le jeune garçon de onze ans et supporter d’Everton fut assassiné par arme à feu dans un quartier difficile.

Pour plus d’informations :
– L’expression « Crossing the park » (Traverser le parc) est utilisée lorsqu’un joueur est transféré dans le club adverse. Les deux stades n’étant séparés que d’un kilomètre à proximité du Parc Stanley.
– Andrew Hanna eut la particularité à la fin du XIXème siècle de porter le brassard de capitaine des deux équipes.
– Anfield fut initialement l’antre d’Everton, lors de sa construction (Plus d’informations dans mon article sur Anfield).
– Suite à une prestation très controversée lors du derby du 20 octobre 2007 à Goodison Park après avoir attribué deux fois la double-peine en faveurs des Reds -dont le but de la victoire dans le temps additionnel- et oublié deux pénaltys pour Everton, -dont un juste après celui concédé. Mark Clattenburg dut attendre six années pour arbitrer de nouveau un match dans l’antre des toffees –durant ce laps de temps, il avait arbitré l’équipe à une seule reprise lors d’une rencontre à Aston Villa.
– Lors de la saison 1990-1991, le derby eut lieu à cinq reprises. Deux fois en championnat et trois fois en coupe d’Angleterre à cause des matchs nuls ne pouvant départager les deux équipes à l’époque –dont un incroyable 4-4 sur un terrain boueux.
– Les deux équipes se sont opposées six fois en finale d’une compétition nationale. Deux fois en FA Cup en 1986 et 1989 (Liverpool vainqueur des deux trophées) ; une fois en League Cup en 1984 (Victoire de Liverpool lors du « replay ») et trois fois lors du Community Shield en 1966, 1984 et 1986 (Le premier fut gagné par Liverpool, le deuxième Everton et le troisième partagé par les deux équipes du fait d’un match nul).
– La plus grosse victoire de Liverpool fut adjugée le 7 septembre 1935 après une victoire 6-0 à Anfield, tandis que la plus grosse victoire d’Everton est un 5-0 réalisé le 9 avril 1909 à Goodison Park et le second à Anfield le 3 octobre 1914.

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Naisse que un club

Le Futbol Club de Barcelone a vu le jour le 29 novembre 1899 par un groupe de jeunes étrangers et de catalans réunis au Gimnàs Solé dans le but de promouvoir la pratique du football. L’idée provenait de Joan Gamper qui publia le 22 octobre 1899 une annonce dans un journal afin de créer une équipe. Celui-ci passa 25 ans au club endossant le rôle de joueur, d’entraineur et de président en incluant le régime démocratique qui permit à chaque associé d’avoir son opinion et le rapprochement envers la cause Catalane en 1908.

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Joueurs défilant dans les rues de Barcelone en 1912.

La légende du Barça se façonna au fil du temps. Le club disputa ses tout premiers matchs à la fin de l’année 1900 en participant à la coupe Macaya (du nom d’Alfons Macaya, le président de l’Hispania AC), une compétition régionale réunissant les équipes catalane qui fut remportée en 1902. Celle-ci disparu un an plus tard, suite à la création du championnat de Catalogne, dont l’équipe emporta celui de la saison 1904-1905. Cinq ans plus tard, les blaugranas remportèrent leur première coupe du Roi (la coupe d’Espagne), coïncidant avec une période ou de 1910 à 1913, trois coupes d’Espagne et quatre coupes des Pyrénées (1) garnirent l’armoire à trophée du club.

Avant l’apparition de la Liga en 1928 qui réunira toutes les équipes espagnoles en un seul championnat et qui verra le FCB gagner la première édition, le championnat catalan fut remportera de nouveau à quatorze reprises.

Les années suivantes furent très compliquées pour le club, tant au niveau sportif que politique. En cause, l’instauration de la seconde République en 1931 qui n’épargnera pas le club de nombreuses difficultés sociales et financières suite à sa proximité avec la cause catalane.

En 1936, le président Josep Sunyol qui était également un indépendantiste catalan issu d’un parti politique de gauche fut reconnu et assassiné par les troupes franquistes, alors qu’il se trouvait à bord de sa voiture, après un trajet jusqu’à Madrid dans le but de transmettre des messages au gouvernement Républicain. Cette même année, la guerre civile éclata en Espagne et le championnat fut suspendu. Un championnat non-officiel nommé ligue méditerranéenne vit le jour le temps d’une saison et sera remporté par les barcelonais.

L’année suivante, le club fit une tournée sur le continent américain afin de récolter des fonds, permettant ainsi à des joueurs de demander l’asile politique. Dès la fin du conflit en 1939 et la victoire de la deuxième République, le foot pu reprendre ses droits du fait de la non-participation de l’Espagne au second conflit mondial. La mise en place d’un régime fort attaché à l’Espagne contraignit le club à devoir changer son logo ou figurait le drapeau catalan et son nom à consonance britannique, qui devenait « Club Futbol Barcelona ».

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Le XI de la saison 1951-1952 : Ramallets, Seguer, Biosca, Segarra, Gonzalvo III, Basora, César, Kubala, Moreno, Villa et Manchón.

Le club dut repartir de rien, après la destruction de son siège. Les joueurs redressèrent rapidement la pente avec l’obtention de la coupe du roi en 1942, trois titres de champion d’Espagne en 1945, 1948 et 1949 mettant fin à une disette de dix-huit ans et une première compétition européenne en 1949 avec l’attribution de la coupe Latine face au Sporting Portugal (2-1). Le CF Barcelone renoua avec son passé et les années 50 allaient dans ce sens avec l’incroyable saison 1951-1952 où l’équipe remporta tout les trophées possibles, la livraison du Camp Nou en 1957 correspondant aux attentes des très nombreux passionnés du club et de nombreux titres sur le plan national.

Cependant, la décennie suivante fut plus délicate en raison des nombreux départs de cette génération dorée et de l’avancement en âge de ces mêmes joueurs ne pouvant être remplacés par des joueurs du même niveau à cause du coût engendré par le stade. D’autant plus qu’un nouveau drame toucha le club en 1968 après le décès du défenseur uruguayen Julio Cesar Benitez, la veille d’un match face au Real Madrid, victime d’une intoxication alimentaire. Seule une coupe d’Europe des villes de foire en 1966 et une coupe du Roi en 1968 complétèrent le palmarès du club.

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Johan Cruyff marquant un de ces buts légendaire face à l’Atlético Madrid en 1973.

Les années 70 marquèrent le retour au premier plan du FCB avec l’affaiblissement du pouvoir de Franco. Ainsi le club put récupérer son nom initial en 1973 et procéder à l’acquisition de joueurs étrangers, permettant à Johan Cruyff de rejoindre la Catalogne et d’éblouir l’équipe de son talent avec la reconquête du titre de champion d’Espagne après quatorze années. Suite au décès de Franco en 1975, la politique espagnole vit une profonde restructuration avec la mise en place de la transition démocratique et l’instauration de la Monarchie constitutionnelle. Cela permit au club de retrouver son identité catalane.

L’équipe commençait à se faire un nom sur la scène européenne en remportant son premier grand trophée européen en 1979,  avec la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe face au Fortuna Düsseldorf (4-3) et un deuxième sacre trois années plus tard face au Standard de Liège. Malgré l’arrivée de la pépite argentine Diego Maradona en 1982 ponctué par une nouvelle coupe d’Espagne et un titre de champion en 1985, le Barça connu de nombreuses saisons irrégulières durant cette décennie.

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Coup-franc de Ronald Koeman offrant la coupe d’Europe des clubs champions en 1992.

1988 marquait le grand retour de l’hollandais volant, cette fois-ci en tant qu’entraineur. S’inspirant de son ancien entraineur et compatriote Rinus Michels, celui-ci instaura la philosophie du football total (2). La mise en place de ce système de jeu vit le club réaliser une des périodes les plus glorieuses de son histoire avec une nouvelle obtention de la coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1989 face à la Sampdoria, quatre titres de champions d’Espagne consécutif entre 1990 et 1994 et en point d’orgue la première coupe d’Europe des clubs champions en 1992 (3) remportée de nouveau face à la Sampdoria sur la plus petite des marges.

Après le départ de Johan Cruyff en 1996, les blaugranas gagnèrent à nouveau la coupe du Roi et la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe sous la houlette de l’anglais Bobby Robson. Le néerlandais Louis Van Gaal prit le relais la saison suivante réalisant le doublé coupe-championnat (une première depuis 1959) et un second titre consécutif.

Le club connu un petit coup de mou avec cinq saisons vierge de titre entre 1999 et 2004. Avec l’arrivée à la présidence de Joan Laporta en 2003, le club subit une révolution en interne avec de nouveaux dirigeants et de nouvelles ambitions sportives. Cela allait se ponctuer par deux titres de champions consécutifs à partir de 2004 et une deuxième victoire en ligue des champions face à Arsenal en 2006.

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Andrès Iniesta offrant la qualification en finale de la ligue des champions 2008-2009, après avoir égalisé dans le temps additionnel à Chelsea.

Les blaugranas rechutèrent brièvement après deux saisons sans titres –excepté une supercoupe d’Espagne. Le début de saison 2008-2009 vit le retour d’un enfant du pays et ancienne gloire du club s’installer sur le banc avec l’intronisation de Pep Giardiola. A l’instar de son talentueux prédécesseur au destin similaire, il instaura lui-même une nouvelle philosophie de jeu adepte du jeu en passe courte et offensive. Sa première saison fut extraordinaire. Les hommes de Pep Guardiola remportèrent tous les titres possibles : Liga, coupe d’Espagne, ligue des champions, Supercoupe d’Espagne, Supercoupe UEFA et la coupe du monde des clubs.

Après avoir réussi la performance incroyable de 14 titres remportés sur 19 possibles et avoir fait révéler le potentiel des joueurs issus de la Masia (centre de formation du club), tel que Lionel Messi, Xavi et Andrès Iniesta qui réussirent à figurer sur le podium des nommés au ballon d’or en 2010 (fait inédit pour une équipe), il quitta le club à la fin de la saison 2011-2012.

Depuis son départ et de nombreux entraineurs ayant prit le flambeau, le Barça figure toujours parmi les géants d’Espagne et européens avec quatre nouveaux titres de champion, quatre coupes d’Espagne remportées depuis 2014 (série en cours), une ligue des champions et une coupe du Monde des clubs.

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Pep Guardiola porté en triomphe par ses joueurs et membre de son staff. 

(1) Première compétition internationale jouée par le club opposant les équipes limitrophes des régions de Catalogne, du Pays basque, du Languedoc, des Midi-Pyrénées et de l’Aquitaine.

(2) Tactique prônant une réelle cohésion d’équipe, lors des phases défensives ou offensives.

(3) La prochaine édition s’intitulait « ligue des champions ».

Pour plus d’informations :
Les autres fondateurs du FC Barcelone furent : les Suisses Otto Kunzle et Walter Wild, les Anglais John et William Parsons, l’Allemand Otto Maier et les Catalans Lluís d’Ossó, Bartomeu Terrades, Enrique Ducay, Pere Cabot, Carles Pujol et Josep Llobet.
Le logo actuel du club fut mis en place depuis 1910 et il est le symbole des armoiries de la ville.
Selon plusieurs rumeurs, l’origine des célèbres couleurs du club proviendrait de l’équipe de rugby de l’école anglaise « Merchant Taylors » où des britanniques faisant parti de l’effectif y avaient étudié durant leur jeunesse.
Luis Suarez enchantait déjà les supporters du Barça dans les années 50 et Manuel Valls composait l’hymne du club à l’occasion du 75ème anniversaire du club. Le premier nommé est un grand attaquant espagnol né en 1935, de son patronyme complet Luis Suárez Miramonte, alors que le second était un compositeur espagnol né en 1920 de son nom complet Manuel Valls i Gorina.
Lors de l’année du centenaire du club en 1999, les quatre sections professionnelles de football, basketball, handball et hockey remportaient chacune le titre de champion de leur catégorie respective.
En 2006, pour la première fois de son Histoire. Le club afficha une « publicité » sur sa tunique suite à un accord passé avec l’UNICEF.
Palmarès complet du club : 25 Championnats (1929, 1945, 1948, 1949, 1952, 1953, 1959, 1960, 1974, 1985, 1991, 1992, 1993, 1994, 1998, 1999, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2015, 2016 et 2018) ; 30 Coupes du Roi (1910, 1912, 1913, 1920, 1922, 1925, 1926, 1928, 1942, 1951, 1952, 1953, 1957, 1959, 1963, 1968, 1971, 1978, 1981, 1983, 1988, 1990, 1997, 1998, 2009, 2012, 2015, 2016, 2017 et 2018) ; 5 Ligues des champions (1992, 2006, 2009, 2011 et 2015) ; 4 Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe (1979, 1982, 1989 et 1997) ; 5 Supercoupes d’Europe (1992, 1997, 2009, 2011 et 2015) ; 13 Supercoupes d’Espagne (1983, 1991, 1992, 1994, 1996, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2016 et 2018) ; 3 Coupes des villes de foires (1958, 1960 et 1966) et 3 Coupes du Mondes des Clubs (2010, 2012 et 2015).
Le joueur ayant le plus porté la tunique blaugranas est Xavier Hernández i Creus, plus connu sous le nom de Xavi avec 767 matchs disputés entre 1998 et 2015 pour 85 buts. Tandis que le meilleur buteur de l’Histoire du FC Barcelone est Lionel Messi avec à ce jour un total de 567 buts en 652 matchs.
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Les fondateurs du club avec Joan Gamper au centre lisant le journal.

L’amour dure plus de trente ans

En cette 12ème journée de Bundesliga et cette affiche de bas de classement entre Schalke 04 (14ème) et le FC Nürnberg (15ème) se trouve l’amitié la plus réciproque et la plus longue entre supporters allemands !

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Il faut remonter à la saison 1980-1981 pour trouver les prémices de cette union. La version la plus répandue raconte que lors d’un voyage en train, une supportrice de Nuremberg croisa le regard d’un fan de Schalke allant également supporter son club à l’extérieur. Les amis accompagnants la jeune femme échangèrent cordialement avec ce fan adverse n’ayant pas la réputation terrible qui lui était collée à la peau. Le rendez-vous fut prit pour une rencontre lorsque les deux équipes allaient se rencontrer en championnat.

Malgré des moments tragiques avec l’opposition des deux formations lors de la 32ème journée de l’épisode 1980-1981 condamnant Schalke 04 à la relégation après un match nul et le scénario inverse lors de la dernière journée de l’exercice 2013-2014 et la lourde défaite 4-1 des bavarois dans la Ruhr. Ceux-ci n’ont en rien détruit cette solide amitié se reposant envers tous les supporters du club et pas uniquement les Ultras, d’autant qu’il y a eu des moments très fort. Le premier si situe à la fin de la saison 1990-1991, lorsque les deux groupes furent réunis, lors d’un tournoi de foot organisé au Wattenscheider Lohrheidestadion de Bochum, célébrant non seulement le dixième anniversaire de cette amitié, mais également le maintien dans l’élite de Nuremberg et la montée dans celle-ci de Schalke. Autre moment fort en émotion avec la victoire des bleus en finale de la coupe UEFA face à l’Inter Milan aux tirs-aux-buts après une victoire 1-0 à l’aller à domicile et une défaite sur le même score au retour. Plus d’un millier de supporter de Nuremberg avait accompagné leurs amis en Lombardie.

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Opposition entre les deux équipes lors de la dernière journée de Bundesliga saison 2013-2014, scellant le sort du FC Nürnberg.

Ces dernières saisons les deux équipes ayant des parcours bien différents : Schalke 04 trustant régulièrement le haut de tableau avec des qualifications régulières dans les compétitions européennes ; tandis que le FC Nuremberg alterne les piges entre la première et la deuxième division. De ce fait, les supporters des deux clubs essayent de se rencontrer lorsqu’une des deux équipes jouent à proximité de la Ruhr ou de la Bavière ou accompagne leurs homologues y effectuant une campagne européenne.

Pour plus d’informations :
-La dernière confrontation entre les deux équipes remonte au 26 octobre 2016 lors du deuxième tour de coupe d’Allemagne (équivalent des 16ème de finale) et une victoire 2-3 de Schalke 04 pensionnaire de première division sur les terres de Nuremberg membre de la deuxième.
-De nombreuses autres rumeurs circulent quant à l’origine de l’amitié entre les deux clans de supporters. Des bruits racontent que celle-ci vient d’un regroupement commun pour chasser des supporters du Bayern Munich ; un autre parle d’une quête des supporters de Nuremberg s’étant cotisés pour payer un billet de train pour que leurs adversaires puissent rentrer chez eux et un dernier explique qu’une photo extraite d’un fanzine montre des supporters de Schalke 04 porter des patchs à la gloire du FC Nürnberg.
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Les fameuses vestes en jean avec les nombreux patchs portées par de nombreux supporters outre-Rhin.

A la découverte de l’ancêtre de la ligue des champions

Le 13 novembre 1927 voyait l’équipe tchécoslovaque du Sparta Prague remporter la toute première édition de la coupe Mitropa aux dépends des autrichiens du Rapid de Vienne.

Mitropa_cup_trophyCe trophée est considéré à ce jour comme l’ancêtre des actuelles ligue des champions et ligue Europa. L’idée de fonder cette compétition vint de la part de l’autrichien Hugo Meisl après la première guerre mondiale où seules les meilleures équipes d’Europe centrale pouvaient y participer. Dès lors la première édition vit deux formations choisies entre le vainqueur et le dauphin du championnat ou le champion et le vainqueur de coupe, représenter respectivement la Yougoslavie, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Hongrie.

Au fil du temps, d’autres pays s’invitèrent. En 1929, l’Italie remplaçait l’Autriche, tandis qu’en 1936 la Suisse et l’année suivante, la Roumanie et de nouveau la Yougoslavie y apparaissait, au détriment de l’Autriche qui fut annexée par le IIIème Reich en 1938. La finale de 1940 qui dut opposer le Ferencvaros au Rapid Bucarest ne se déroula jamais à cause de la seconde guerre mondiale. Il fallu attendre 1951 pour voir la compétition se jouer à nouveau sous le nom de coupe Zentropa et s’en suivi de nouveau une interruption de quatre ans.

En 1958, la compétition prit le nom de coupe du Danube et celle-ci fut la dernière édition officielle de la coupe Mitropa, du fait de l’affaiblissement de sa notoriété par la coupe d’Europe des clubs champions créée trois années plus tôt. Dès lors, la compétition n’allait plus être stable et les formats divergeaient au fil des éditions, entre des finales en aller-retour et un match unique, ou des phases à éliminations directes et un mini-championnat. L’édition 1979 ne se déroula pas et la suivante s’effectua dans un format inédit, puisque celle-ci opposait désormais les champions de deuxième division italienne, tchécoslovaque, hongroise et yougoslave.

L’épreuve disparut définitivement en 1992 avec une victoire du FK Borac Banja Luka aux tirs-aux-buts face au VSC Budapest.

Pour plus d’informations :
-L’édition 1932 fut remportée par Bologne sans que les joueurs n’y joue la finale, en raison de l’interruption de l’autre demi-finale retour entre la Juventus et le Slavia Prague. Fort d’une avance de quatre buts, les tchèques voyaient leur                 avance fondre comme neige après avoir rapidement encaissé deux buts et provoquèrent ainsi leur adversaire en commettant de nombreuses obstructions et en cassant le rythme du jeu. Ceci eut provoquée la fureur des tifosis qui balancèrent des pierres sur le terrain en blessant un joueur adversaire. Suite à ces incidents, le comité de la compétition exclut les deux formations.
-L’édition de 1959 vit le Honved Budapest intégrer la finale par tirage au sort après avoir fait 2-2 à l’aller et 3-3 au retour, du fait qu’à l’époque la règle du but à l’extérieur et la séance de tirs-aux-buts n’existaient pas. La finale les opposa à leur voisin du MTK Budapest pour une victoire finale sur les scores de 4-3 et 2-2.
-L’édition de 1960 voyait non pas un club, mais la Hongrie victorieuse. La raison à cela était que la règle mise en place était la même que celle du tennis ou les totaux de points par équipe nationale étaient réunie afin d’être additionné.
-Le Vasas Budapest est l’équipe ayant remportée le plus de fois le tournoi avec sept victoires en 1956, 1957, 1960, 1962, 1965, 1970 et 1983.

Naissance de Kosta Hadzi

Le 8 novembre 1898 naissait Kosta Hadzi. Celui-ci fut un des fondateurs mythique du FK Vojvodina Novi Sad qu’il créa en compagnie de plusieurs amis alors qu’il n’avait que 16 ans. L’année 1914 coïncidant avec le début de la première guerre mondiale, le club ne disputa qu’un seul et unique match amical avant de disparaitre à cause du lien très fort avec la province de Voïvodine désireuse de quitter l’empire austro-hongrois pour rallier le Royaume de Serbie.

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Kosta Hadzi en compagnie des joueurs en 1930.

Dès lors, Kosta Hadzi s’eut consacré à ses études et obtint son diplôme de niveau secondaire en 1916 et s’engagea en tant que secrétaire au sein de l’armée serbe. En 1918, il devint député de la grande assemblée nationale décidant de l’attachement de plusieurs régions et provinces au sein du Royaume de Serbie (1).

Il eut quitté l’armée l’année suivante et partit en France étudier le droit, jusqu’en 1922 et son retour à Novi Sad. Il put se consacrer à nouveau pour son club revenu à la vie en 1919 et prendre le poste de directeur technique. Il cumula également d’autres fonctions en étant le premier entraineur de l’histoire de l’équipe en 1924, coïncidant avec la livraison du stade Karadjordje et la participation aux compétitions nationales. Il entraina pendant deux saisons l’équipe en remportant le tout premier trophée de l’histoire du club en remportant le championnat local de la paroisse du Nom-de-Marie de Novi Sad, lors de sa dernière saison. En 1927 en plus d’être officiellement avocat, il prit les rênes de la présidence du club. Le fait d’avoir cette fonction, lui permit d’intégrer le cortège de dirigeants de la fédération yougoslave se rendant en Uruguay en 1930 pour la toute première édition de la coupe du Monde de football. Il quitta son poste de directeur technique du club en 1933 pour se consacrer uniquement à la présidence du club qu’il quitta définitivement deux ans plus tard.

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Kosta Hadzi (à droite) en compagnie des dirigeants yougoslave sur le navire les emmenant à Montevideo.

Pour autant, l’avocat ne quittait pas le monde du football, puisqu’il fut secrétaire de la fédération yougoslave et joua un rôle primordial pour l’émancipation du football et la protection des intérêts des clubs de la région de Vojvodine face à ceux de Belgrade. Il se détacha complètement de ce milieu dès le début de la seconde guerre mondiale pour se consacrer à d’autres centres d’intérêts.

Très proche de sa région de Voïvodine à laquelle il eut tant contribuée et jamais quittée en dehors de ses études. Il put voir de son vivant le club qu’il a crée, remporter son tout premier championnat de Yougoslavie en 1966, finissant huit points devant le Dinamo Zagreb, avant de mourir en 1971 à l’âge de 73 ans.

(1) Qui allait devenir quelques mois après le Royaume des serbes, croates et slovènes.

Pour plus d’informations :
En compagnie de son ami et évêque orthodoxe serbe Irinej Ciric, ils aidèrent pendant la seconde guerre mondiale les détenus serbes emprisonnés dans les camps hongrois. Grâce à leur bravoure, 3 000 enfants et 800 adultes ont pu être secourus en étant pris en charge par des familles et des hôpitaux improvisés.
Il fut prisonnier peu de temps après la fin de la guerre par le régime communiste qui le considérait comme un dissident, de par sa lutte pour une autonomie de la région. Ayant une très grande notoriété au sein du peuple, il sera libéré par Ivan Ribar, le Président de l’Assemblée du régime communiste.
En dehors de sa carrière de dirigeant de football et d’avocat, Kosta Hadzi participa à l’épanouissement culturel de la Serbie en devenant président du conseil de surveillance de la Société pour le Théâtre national serbe et être membre du Patronat du Grand Gymnase orthodoxe serbe. Il eut également contribué au lancement du journal « Rad » parlant des sciences et des arts.
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Buste à la gloire de Kosta Hadzi aux abords du stade Karadjordje.